Tout savoir sur l’apnée du sommeil : causes, symptômes et traitement

L’apnée du sommeil est un des troubles du sommeil les plus fréquents. Non seulement gênant pour vous, elle peut aussi l’être pour votre entourage… Mais comment l’identifier ? Et surtout, comment la traiter ? 

L’apnée du sommeil, c’est quoi ?

L’apnée du sommeil se caractérise par une respiration anormale durant le sommeil. Pendant que vous dormez, votre respiration peut épisodiquement se couper. Ces interruptions réduisent la qualité du sommeil et affectent l’apport en oxygène nécessaire à votre corps. 

Ce trouble, dû au manque de sommeil qu’il produit, peut mener à des conséquences physiques, cognitives et émotionnelles, néfastes pour votre santé. De plus, le manque d’apport en oxygène renforce les risques de souffrir de troubles cardiaques et sanguins. 

L’apnée du sommeil est un trouble du sommeil qui peut à la fois toucher les enfants et les adultes. Cependant, les profils les plus touchés sont les hommes âgés. 

Si vous dormez seul, il se peut que vous ne soyez même pas conscient que vous faites de l’apnée. Tout simplement parce que vous dormez à ce moment-là ! Généralement, ce sont vos proches qui s’en rendent compte en vous voyant respirer difficilement pendant la nuit. Malheureusement, votre propre trouble du sommeil peut devenir la cause de leurs insomnies aussi…

Quant à vous, ce qui peut vous mettre la puce à l’oreille est la fatigue excessive du lendemain ou des réveils essoufflés dans la nuit, mais c’est plus rare. Difficile de s’auto diagnostiquer une apnée du sommeil ! Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant pour qu’il vous redirige.

Les trois types d’apnée du sommeil 

L’apnée centrale du sommeil (ACS)

Ce type d’apnée vient d’un dysfonctionnement neurologique. Votre cerveau ne parvient pas à identifier et gérer le taux de dioxyde de carbone dans le corps. Celui-ci aide à contrôler les muscles impliqués dans votre respiration. C’est ce qui cause des épisodes d’apnée. L’ACS concernerait 9% de la population.

L’ACS est souvent liée à d’autres problèmes médicaux. Par exemple : 

  • Avoir fait un AVC
  • Une infection neurologique
  • Une tumeur au cerveau 
  • Un manque d’oxygène 
  • Une consommation excessive d’opiacés 

L’apnée obstructive du sommeil (AOS)

Non neurologique, l’AOS vient d’un blocage des voies respiratoires à l’arrière de la gorge. Le taux d’AOS est moins sûr, touchant probablement 2 à 9% de la population aux Etats-Unis. Encore beaucoup de cas d’AOS semblent non diagnostiqués.

L’apnée du sommeil mixte/complexe

Pas de bol, ça concerne les personnes à la fois touchées par l’AOS et l’ACS. 

Vous souffrez de troubles du sommeil ?

Découvrez votre programme personnalisé

J’évalue mon sommeil gratuitement

Les symptômes de l’apnée du sommeil 

Les trois types d’apnée ont des symptômes en commun : 

  • Respiration coupée et irrégulière
  • Fatigue excessive 
  • Maux de tête au réveil
  • Irritabilité
  • Manque d’attention et de concentration 

Si vous souffrez d’AOS, vous pouvez rencontrer d’autres symptômes : 

  • Ronflements
  • Halètements
  • Souffle coupé
  • Étranglements
  • Maux de gorge au réveil
  • Bouche sèche au réveil
  • Réveils nocturnes

Attention : les ronflements pendant la nuit ne signifient pas forcément que vous faites de l’AOS. De même, ne pas ronfler ne vous écarte pas totalement du risque de faire de l’apnée du sommeil car l’ACS n’en comprend pas forcément. Seul un examen médical peut le diagnostiquer ou l’écarter.

Les causes de l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil peut venir de causes diverses et variées :

  • Des caractéristiques anatomiques. La taille et la position de votre cou, de vos joues, de votre langue ou de vos organes et tissus à l’arrière de la gorge peuvent impacter la manière dont l’air circule dans vos voies respiratoires. 
  • L’obésité. Dans 60% des cas, l’obésité peut être un facteur à risque pouvant mener à l’AOS. Elle contribue à restreindre les voies respiratoires. 
  • La consommation de sédatifs (dont l’alcool et les drogues). Relâchant les tissus de la gorge, les sédatifs peuvent renforcer les risques d’obstruction des voies respiratoires. 
  • Des cas similaires dans votre famille. L’AOS n’est pas génétiquement transmissible mais vos caractéristiques anatomiques ainsi que d’autres problèmes liés à la respiration peuvent l’être. Vous avez plus de chance de faire de l’AOS si des membres de votre famille en font.  
  • La consommation de cigarette. Plus vous fumez, plus vous avez de risque de faire de l’AOS. 
  • Dormir sur le dos. Cette position renforce les risques que les voies respiratoires se bloquent. 
  • La congestion nasale (nez bouché). Le nez bouché bloque une partie des voies respiratoires donc augmente le risque de faire de l’AOS. 
  • Un déséquilibre hormonal. Des troubles comme le manque d’hormones thyroïdiennes ou bien l’acromégalie augmentent le risque de faire de l’AOS. Ces problèmes font enfler les tissus proches des voies respiratoires et/ou peuvent contribuer au risque d’obésité.    

Comment traiter l’apnée du sommeil ?

Bon… toute cette lecture n’est pas très fun. Alors passons à quelque chose de plus optimiste : comment limiter ce trouble du sommeil ? 

Changez vos habitudes

  • Dormez sur le côté ou sur le ventre au lieu du dos
  • Réduisez ou arrêtez l’alcool et la cigarette
  • Faites des exercices de respiration avant de dormir
  • Perdez du poids grâce à l’exercice physique et/ou une meilleure alimentation
  • Pour un traitement naturel de l’apnée obstructive du sommeil, testez les plantes qui peuvent améliorer votre respiration

Consultez un médecin

Il sera le plus à même de diagnostiquer si vous faites vraiment de l’apnée en dormant et pourra déterminer son origine. Ce trouble est difficile à traiter : il se peut qu’il vous demande une étude de votre sommeil sur une nuit complète pour analyser votre respiration. Si l’apnée est confirmé, des solutions peuvent vous être proposées :

  • Utiliser des machines adaptées. Un masque à oxygène maintient les voix respiratoires ouvertes et réduit les risques qu’elles soient bloquées. 
  • Porter un accessoire buccal anti apnée du sommeil. Plutôt destiné aux personnes ayant une anatomie spécifique, ce type d’accessoire tient notamment les joues ou la langue pour réduire une faible AOS. 
  • Dans les cas les plus intenses d’apnée du sommeil, une chirurgie est possible pour enlever les tissus qui restreignent trop les voies respiratoires. 
  • Si vous souffrez d’ACS, des traitements spécifiques sont élaborés pour déterminer la cause neurologique de votre trouble.  

Voilà tout ce qu’il y a à savoir sur l’apnée du sommeil. Si vous pensez être à risque, vous savez quoi faire !

En complément de votre rendez-vous chez le médecin, vous pouvez contrer la fatigue excessive avec Moonoa. Cette application vous donne un bon coup de pouce pour changer vos habitudes et adopter de bons gestes pour de bonnes nuits. N’attendez plus !